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Active Directory multi-sites, partages réseau et gestion des droits utilisateurs

Publié le 32 min de lecture

Mis à jour le

Partie 2 sur 3
Dans cette série56 min de lecture au total
  1. Installation d'un Windows Server avec le rôle AD DS (Contrôleur de domaine)
  2. Active Directory multi-sites, partages réseau et gestion des droits utilisateurs
  3. Appliquer des quotas sur des répertoires partagés en réseau

Ce lab reprend un contrôleur de domaine fraîchement installé et le transforme en annuaire d’entreprise complet : trois sites, six départements, des partages réseau cloisonnés, des lecteurs montés automatiquement à l’ouverture de session et des profils qui suivent l’utilisateur de machine en machine.

L’installation du rôle AD DS est le prérequis, elle est couverte dans Installation d’un Windows Server avec le rôle AD DS. Nous repartons ici juste après le premier redémarrage du contrôleur de domaine SDE.LOCAL.

RésuméCe que vous saurez faire à la fin
  • Traduire un organigramme d’entreprise en unités d’organisation, groupes et comptes.
  • Appliquer le modèle AGDLP, la méthode officielle Microsoft pour attribuer des droits sans jamais poser un utilisateur sur un dossier.
  • Publier un partage réseau masqué et le sécuriser avec des permissions NTFS explicites.
  • Monter automatiquement les bons lecteurs réseau selon le site de l’utilisateur.
  • Déporter le dossier personnel et le profil Windows sur le serveur.
  • Valider la configuration depuis un poste client joint au domaine.

Le contexte : trois sites, un seul annuaire

Active Directory multi-site topology Three connected sites in Chassignieu, Virieu and Blandin, each with a Windows server and its departments. ACTIVE DIRECTORY LABS MULTI-SITE TOPOLOGY 3 SITES · 1 DOMAIN Chassignieu HQ SRV-CHA AD DS · DOMAIN CONTROLLER DIR ADMIN TECH Virieu SRV-VIR WINDOWS SERVER ADMIN TECH Blandin SRV-BLA WINDOWS SERVER ADMIN TECH

L’entreprise possède 3 sites, chacun équipé d’un serveur Windows :

  • SRV-CHA à Chassignieu, siège social, il porte le rôle AD DS et fait donc office de contrôleur de domaine.
  • SRV-VIR à Virieu, serveur de fichiers.
  • SRV-BLA à Blandin, serveur de fichiers.

Chaque site contient 2 départements, Administratif et Technique. Le siège en contient un troisième, la Direction.

Les 3 serveurs appartiennent au même domaine SDE.LOCAL : il n’y a qu’un seul annuaire, donc un seul endroit où créer les comptes et les groupes. Ce sont les données qui restent locales à chaque site, pas les identités.

DéfinitionServeur de fichiers, pas contrôleur de domaine

SRV-VIR et SRV-BLA sont de simples membres du domaine. Ils hébergent des partages, mais ils ne stockent aucune copie de l’annuaire. Un utilisateur de Blandin s’authentifie donc toujours auprès de SRV-CHA, et lit ses fichiers sur SRV-BLA.

Trois besoins découlent de cette organisation, et ce sont eux qui vont dicter toute la suite du lab :

  1. Cloisonner : un technicien de Virieu ne doit pas voir les dossiers de la Direction, ni même savoir qu’ils existent.
  2. Mutualiser : certains dossiers doivent rester accessibles à tous les sites, depuis un point unique.
  3. Rendre l’utilisateur mobile : ses documents et son bureau doivent le suivre, quel que soit le poste sur lequel il ouvre sa session.

Le premier besoin est le plus délicat. Avant de cliquer dans la console, il faut donc fixer la règle qui décide qui accède à quoi.

La méthode : le modèle AGDLP

La tentation naturelle est de poser directement un utilisateur sur un dossier : clic droit, Sécurité, Ajouter, PDG, Contrôle total. Cela fonctionne le premier jour, et devient ingérable le deuxième. Chaque arrivée, chaque départ, chaque mutation oblige à rouvrir tous les dossiers concernés pour éditer leurs listes de contrôle d’accès, sans jamais pouvoir répondre simplement à la question « à quoi cet utilisateur a-t-il accès ? ».

Le modèle AGDLP résout ce problème en insérant deux niveaux de groupes entre le compte et le dossier :

LettreObjet Active DirectoryCe qu’il représenteExemple dans ce lab
AAccountle compte de l’utilisateurPDG
GGlobal groupqui est la personne, son départementGG-CHA-DIR
DLDomain Local groupquel droit sur quelle ressourceGL-SRV-CHA-DATA-DIRECTION-CF
PPermissionl’autorisation NTFS réellement poséeContrôle total sur le dossier Direction

La chaîne se lit de gauche à droite : le compte entre dans un groupe global, le groupe global entre dans un groupe local de domaine, et c’est ce dernier, et lui seul, qui apparaît dans l’onglet Sécurité du dossier.

La chaîne AGDLP pour un utilisateur
PDG → GG-CHA-DIR → GL-SRV-CHA-DATA-DIRECTION-CF → Contrôle total sur \\SRV-CHA\DATA-CHA$\Direction
A G DL P

L’intérêt apparaît dès qu’on change quelque chose :

  • Un nouvel arrivant à la Direction ? Une seule action, l’ajouter à GG-CHA-DIR. Il hérite instantanément de tous les dossiers de la Direction.
  • Un nouveau dossier à sécuriser ? Un seul groupe local à créer, puis à imbriquer dans les groupes globaux concernés. Aucun compte n’est touché.
  • Un audit ? Les membres d’un groupe local répondent à « qui accède à ce dossier », les appartenances d’un groupe global répondent à « à quoi cette personne accède ».
ExplicationPourquoi deux étendues de groupes différentes

Un groupe global ne peut contenir que des comptes du même domaine, mais il peut recevoir des droits sur n’importe quelle machine du domaine, voire d’un domaine approuvé. Un groupe local de domaine accepte au contraire des membres venus de plusieurs domaines, mais ne sert à donner des droits que sur les ressources du domaine. Les deux étendues sont donc complémentaires : le global décrit l’organisation, le local décrit la ressource. Les imbriquer permet de faire varier l’un sans jamais retoucher l’autre.

Ce modèle a un coût : il multiplie les objets. Avec neuf dossiers à protéger et deux niveaux de droits possibles, on obtient rapidement une quinzaine de groupes locaux. Ils ne sont exploitables que si leurs noms se lisent sans documentation.

Une convention de nommage qui se lit toute seule

Chaque nom encode l’information nécessaire pour savoir, sans ouvrir la console, à quoi le groupe sert.

Pour les groupes globaux, deux segments suffisent, puisqu’ils décrivent uniquement des personnes :

SegmentExempleSignification
GGGGgroupe global, il contient des comptes
siteCHAChassignieu, Virieu (VIR) ou Blandin (BLA)
départementDIRDirection, Administratif (ADM) ou Technique (TECH)

Ce qui donne GG-CHA-DIR, GG-VIR-ADM, GG-BLA-TECH, et ainsi de suite.

Pour les groupes locaux de domaine, il faut en plus décrire la ressource et le niveau de droit :

SegmentExempleSignification
GLGLgroupe local de domaine, il porte un droit
serveurSRV-CHAmachine qui héberge physiquement le dossier
partageDATAnom du partage réseau sur cette machine
dossierADM-COMMUNsous-dossier précis visé par le droit
droitCFContrôle total, ou L pour Lecture

Ce qui donne GL-SRV-CHA-DATA-ADM-COMMUN-L : le droit de lecture sur le dossier Adm-Commun du partage DATA hébergé par SRV-CHA.

ImportantUn groupe par couple (dossier, niveau de droit)

Un même dossier peut recevoir deux groupes locaux : un en CF pour ceux qui produisent le contenu, un en L pour ceux qui doivent seulement le consulter. C’est le seul moyen d’accorder deux niveaux de droits différents sur un même dossier sans jamais dupliquer une autorisation à la main.

Cette convention permet maintenant de lire le plan complet de l’annuaire d’un seul coup d’oeil.

Le plan à construire

Les unités d’organisation

Les unités d’organisation (OU) sont des conteneurs qui reproduisent l’organigramme dans l’annuaire. Ici, un niveau par site, puis un niveau par département.

Arborescence

Chaque OU de département contient son groupe global et les comptes qui en sont membres. Les groupes locaux, eux, sont regroupés dans leur propre sous-OU (ici GL-Direction) pour ne pas se mélanger aux objets qui décrivent des personnes.

AvertissementUne OU ne donne aucun droit

Placer un compte dans l’OU Direction ne lui ouvre strictement rien. Les OU servent à deux choses : appliquer des stratégies de groupe (GPO) à un périmètre précis, et déléguer l’administration (par exemple laisser le support de Virieu réinitialiser les mots de passe de son seul site). Les droits d’accès, eux, ne transitent que par la chaîne AGDLP.

Les partages et leurs groupes locaux

Côté données, chaque serveur expose un partage DATA découpé en sous-dossiers, plus deux partages techniques que nous verrons plus loin : DBASE pour les dossiers personnels et PROFILS pour les profils itinérants.

Arborescence

Le découpage suit deux logiques complémentaires. Les dossiers suffixés Commun vivent tous sur SRV-CHA et sont accessibles depuis les trois sites : c’est le point de mutualisation. Les dossiers suffixés par un nom de ville vivent sur le serveur de leur site : c’est le partitionnement, qui garde les données locales près de leurs utilisateurs.

Le tableau ci-dessous récapitule la cible à construire, un groupe local par couple (dossier, niveau de droit) :

DossierServeurGroupe Contrôle totalGroupe Lecture
DATA-CHA\DirectionSRV-CHAGL-SRV-CHA-DATA-DIRECTION-CFaucun
DATA-CHA\Adm-CommunSRV-CHAGL-SRV-CHA-DATA-ADM-COMMUN-CFGL-SRV-CHA-DATA-ADM-COMMUN-L
DATA-CHA\Tech-CommunSRV-CHAGL-SRV-CHA-DATA-TECH-COMMUN-CFaucun
DATA-CHA\Adm-ChassignieuSRV-CHAGL-SRV-CHA-DATA-ADM-CHASSIGNIEU-CFGL-SRV-CHA-DATA-ADM-CHASSIGNIEU-L
DATA-CHA\Tech-ChassignieuSRV-CHAGL-SRV-CHA-DATA-TECH-CHASSIGNIEU-CFaucun
DATA-VIR\Adm-VirieuSRV-VIRGL-SRV-VIR-DATA-ADM-VIRIEU-CFGL-SRV-VIR-DATA-ADM-VIRIEU-L
DATA-VIR\Tech-VirieuSRV-VIRGL-SRV-VIR-DATA-TECH-VIRIEU-CFaucun
DATA-BLA\Adm-BlandinSRV-BLAGL-SRV-BLA-DATA-ADM-BLANDIN-CFGL-SRV-BLA-DATA-ADM-BLANDIN-L
DATA-BLA\Tech-BlandinSRV-BLAGL-SRV-BLA-DATA-TECH-BLANDIN-CFaucun
NotePourquoi seuls les dossiers administratifs ont un groupe Lecture

Les dossiers administratifs contiennent des documents que d’autres départements doivent pouvoir consulter sans les modifier (procédures, formulaires, notes de service). Les dossiers techniques, eux, ne servent qu’à leur propre département : un seul niveau de droit suffit. Adaptez cette colonne aux besoins réels de votre organisation, le principe reste le même.

Créer les objets de l’annuaire

La cible est posée. Nous allons maintenant la construire dans l’ordre exact de la chaîne AGDLP : d’abord les conteneurs, puis les groupes globaux (G), puis les comptes (A), et enfin les groupes locaux de domaine (DL). Ces quatre étapes se déroulent toutes dans la même console, Utilisateurs et ordinateurs Active Directory.

Étape 1 : créer les unités d’organisation

Les OU sont les premiers objets à construire, parce que tout le reste, groupes comme comptes, doit être créé à l’intérieur de l’une d’elles.

  1. Ouvrir la console Utilisateurs et ordinateurs Active Directory

    Sur le contrôleur de domaine SRV-CHA, ouvrez le menu Outils du Gestionnaire de serveur et lancez Utilisateurs et ordinateurs Active Directory. C’est la console dans laquelle se déroule la quasi-totalité des étapes 1 à 4.

    Menu Outils du Gestionnaire de serveur avec Utilisateurs et ordinateurs Active Directory mis en évidence

  2. Créer l'OU de premier niveau

    Dans l’arborescence de la console, faites un clic droit sur le domaine SDE.LOCAL, puis choisissez Nouveau puis Unité d’organisation. Un clic droit sur une OU existante crée au contraire une sous-OU : c’est ainsi que l’on obtient la hiérarchie site puis département.

    Menu contextuel du domaine affichant Nouveau puis Unité d'organisation

  3. Nommer l'OU et désactiver la protection

    Donnez à l’OU un nom correspondant au site ou au département, puis validez avec OK.

    Décochez la case Protéger le conteneur contre la suppression accidentelle

    Astuce

    Décocher Protéger le conteneur contre la suppression accidentelle n’a de sens qu’en lab, où l’on reconstruit souvent l’arborescence. En production, laissez cette case cochée : elle empêche une suppression involontaire qui emporterait tous les objets contenus dans l’OU.

  4. Répéter pour toute l'arborescence

    Reproduisez l’opération jusqu’à obtenir les 3 OU de site, leurs 7 sous-OU de département, et la sous-OU GL-Direction destinée aux groupes locaux.

Les conteneurs existent, ils sont vides. On y place d’abord les groupes globaux, car ce sont eux qui accueilleront les comptes créés juste après.

Étape 2 : créer les groupes globaux (le G)

Un groupe global représente un département sur un site. Il ne porte aucun droit : il ne fait que rassembler des personnes qui, par définition, ont les mêmes besoins d’accès.

  1. Créer le groupe dans l'OU du département

    Dans l’OU du département, faites un clic droit et choisissez Nouveau puis Groupe. Créer le groupe depuis l’OU cible évite d’avoir à le déplacer ensuite.

    Menu contextuel d'une OU affichant Nouveau puis Groupe

  2. Nommer le groupe et choisir l'étendue Globale

    Saisissez le nom du groupe selon la convention GG-<site>-<département>, définissez l’étendue sur Globale avec un type Sécurité, puis cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue Nouvel objet Groupe avec l'étendue Globale sélectionnée

    ImportantSécurité et non Distribution

    Le type Distribution ne sert qu’aux listes de diffusion de messagerie : un tel groupe ne peut pas recevoir de droits. Seul un groupe de type Sécurité possède un SID exploitable dans une liste de contrôle d’accès. Choisir le mauvais type ici produit une chaîne AGDLP qui semble correcte mais n’accorde jamais rien.

  3. Répéter pour les 7 départements

    À la fin de cette étape, vous disposez de GG-CHA-DIR, GG-CHA-ADM, GG-CHA-TECH, GG-VIR-ADM, GG-VIR-TECH, GG-BLA-ADM et GG-BLA-TECH.

Ces groupes sont pour l’instant vides. Il faut donc créer les comptes qui vont les peupler.

Étape 3 : créer les comptes utilisateurs (le A)

Le compte est le seul objet que l’utilisateur manipule vraiment : c’est avec lui qu’il ouvre sa session. Tout le reste de la chaîne lui est invisible.

  1. Créer le compte dans l'OU du département

    Faites un clic droit sur la même OU de département, puis choisissez Nouveau puis Utilisateur.

    Menu contextuel d'une OU affichant Nouveau puis Utilisateur

  2. Renseigner l'identité et le nom d'ouverture de session

    Renseignez le nom complet et le nom d’ouverture de session, puis cliquez sur Suivant. Le nom d’ouverture de session est l’identifiant technique du compte : il doit être unique dans tout le domaine et rester stable dans le temps, contrairement au nom complet qui peut évoluer.

    Boîte de dialogue Nouvel objet Utilisateur avec le nom complet et le nom d'ouverture de session

  3. Définir le mot de passe

    Confirmez le mot de passe et, pour ce lab, cochez Le mot de passe n’expire jamais avant de continuer.

    Définissez un mot de passe conforme à votre politique de sécurité

    Avertissement

    Le mot de passe n'expire jamais fait gagner du temps en lab, mais ne se transpose pas en production. L’option cohérente y est plutôt L'utilisateur doit changer le mot de passe à la prochaine ouverture de session, qui garantit que l’administrateur ne connaît pas le secret final.

  4. Valider la création

    Vérifiez le récapitulatif du compte et cliquez sur Terminer pour créer l’utilisateur.

    Page de récapitulatif du nouvel utilisateur avec le bouton Terminer

Comptes et groupes globaux sont en place : la moitié gauche de la chaîne AGDLP (A et G) est prête. Il manque sa moitié droite, celle qui décrit les ressources.

Étape 4 : créer les groupes locaux de domaine (le DL)

Un groupe local de domaine est l’inverse d’un groupe global : il ne décrit pas des personnes, il décrit un droit sur une ressource précise. C’est le seul objet qui apparaîtra plus tard dans l’onglet Sécurité d’un dossier.

CF signifie Contrôle total, L signifie Lecture. Ces suffixes ne sont qu’une convention de nommage : ils n’appliquent rien par eux-mêmes, le droit réel sera posé à l’étape 7.

Le partage DATA-CHA contient un sous-dossier par périmètre (commun ou par site, administratif ou technique), et chacun devra être sécurisé par son ou ses propres groupes locaux.

Dossier DATA-CHA affichant ses sous-dossiers dans l'Explorateur de fichiers

  1. Créer le groupe dans l'OU dédiée

    Dans l’OU GL-Direction, faites un clic droit et choisissez Nouveau puis Groupe.

    Menu contextuel dans l'OU GL-Direction affichant Nouveau puis Groupe

  2. Nommer le groupe et choisir l'étendue Domaine local

    Nommez le groupe selon la convention GL-SRV-<site>-DATA-... qui encode le dossier cible et le niveau de droit, définissez l’étendue sur Domaine local, puis cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue Nouvel objet Groupe avec l'étendue Domaine local sélectionnée

    ExplicationPourquoi Domaine local et pas Global

    Un groupe global ne peut pas contenir d’autres groupes globaux venus d’un domaine différent, ce qui bloquerait toute évolution vers une forêt multi-domaines. Le groupe local de domaine, lui, accepte des groupes globaux de n’importe quel domaine approuvé. Choisir cette étendue ici, c’est garder ouverte la possibilité d’ouvrir un jour ce dossier à une filiale sans retoucher une seule ACL.

  3. Vérifier la création

    Le nouveau groupe local de domaine apparaît désormais dans l’OU GL-Direction.

    OU GL-Direction contenant le nouveau groupe local de domaine

  4. Répéter pour chaque ligne du tableau

    Reprenez le tableau de la section précédente et créez un groupe par cellule remplie, soit 13 groupes locaux au total.

Publier et sécuriser les partages

Les quatre maillons de la chaîne existent maintenant en tant qu’objets, mais aucun n’est relié aux autres, et surtout aucun dossier n’est encore accessible par le réseau. Les trois étapes qui suivent se déroulent donc côté serveur de fichiers : publier les dossiers, imbriquer les groupes, puis poser les autorisations.

Étape 5 : publier le partage DATA

Une permission NTFS ne sert à rien tant que le dossier n’est pas atteignable depuis un poste client. Il faut donc d’abord le publier en partage SMB. Cette étape est aussi l’occasion de comprendre pourquoi Windows superpose deux systèmes d’autorisations.

CoucheOù se règle-t-elleRéglage retenu iciRôle
Partage (SMB)onglet Partage, bouton AutorisationsTout le monde, Contrôle totalfiltre grossier, il laisse tout passer
NTFSonglet Sécuritéuniquement les groupes locauxfiltre réel, il décide qui entre

L’accès effectif d’un utilisateur est l’intersection des deux couches : c’est toujours la plus restrictive qui l’emporte. Ouvrir complètement la couche partage n’affaiblit donc rien, et concentre toute la logique de droits au même endroit, dans NTFS. C’est ce qui rend la configuration lisible et auditable : un seul onglet à consulter pour savoir qui accède à quoi.

  1. Ouvrir les propriétés du dossier

    Sur le disque local, faites un clic droit sur le dossier DATA-CHA et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le dossier DATA-CHA

  2. Passer par le partage avancé

    Dans l’onglet Partage, cliquez sur Partage avancé. Le bouton Partager, juste au-dessus, est un assistant simplifié qui ne permet ni de masquer le partage ni de contrôler finement ses autorisations.

    Onglet Partage avec le bouton Partage avancé

  3. Nommer le partage et le masquer

    Cochez Partager ce dossier, saisissez le nom du partage DATA-CHA$ pour que le $ le garde masqué, puis ouvrez Autorisations.

    Boîte de dialogue Partage avancé avec le nom de partage DATA-CHA$

    NoteCe que fait vraiment le dollar

    Un partage dont le nom se termine par $ n’apparaît pas dans la liste renvoyée par l’exploration réseau. Il reste parfaitement accessible à qui connaît son chemin \\SRV-CHA\DATA-CHA$. C’est une mesure de confort et de discrétion, pas une mesure de sécurité : la sécurité, ce sont les permissions NTFS de l’étape 7.

  4. Ouvrir la couche partage

    Accordez le Contrôle total à Tout le monde au niveau du partage, puisque les autorisations NTFS assureront le filtrage réel, puis cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue des autorisations de partage accordant le Contrôle total à Tout le monde

  5. Relever le chemin réseau

    De retour dans l’onglet Partage, le dossier est maintenant partagé sur \\Srv-cha\data-cha$ ; fermez la boîte de dialogue. Notez ce chemin, il servira tel quel dans les scripts d’ouverture de session.

    Onglet Partage affichant le chemin réseau de DATA-CHA$

  6. Retrouver les sous-dossiers à sécuriser

    En rouvrant le partage, on retrouve les sous-dossiers qui recevront chacun leur groupe local de domaine.

    Les LG seront appliqués dans ces sous-dossiers

Répétez l’opération sur SRV-VIR et SRV-BLA pour publier DATA-VIR$ et DATA-BLA$.

Masquer ce qui n’est pas accessible

Sans réglage supplémentaire, un utilisateur qui ouvre \\SRV-CHA\DATA-CHA$ verra la liste complète des sous-dossiers, y compris Direction, et récoltera un refus d’accès en cliquant dessus. Le cloisonnement fonctionne, mais il révèle l’organigramme. L’énumération basée sur l’accès (ABE) corrige exactement ce point en filtrant la liste elle-même.

  1. Ouvrir Services de fichiers et de stockage

    Dans le Gestionnaire de serveur, ouvrez Services de fichiers et de stockage.

    Activer l'énumération basée sur l'accès

  2. Ouvrir les propriétés du partage

    Sous Partages, faites un clic droit sur le partage DATA-CHA$ et ouvrez ses Propriétés.

    Liste des partages avec les Propriétés de DATA-CHA$ sélectionnées dans le Gestionnaire de serveur

  3. Activer l'énumération

    Dans la section Paramètres, cochez l’option d’énumération et validez.

    Cochez Activer l'énumération basée sur l'accès

    Astuce

    L’ABE se règle par partage, pas par dossier. Activez-la aussi sur DATA-VIR$ et DATA-BLA$, sinon le partitionnement de site restera visible depuis les autres sites.

Les dossiers sont publiés et prêts à filtrer. Il reste à relier les maillons de la chaîne entre eux.

Étape 6 : câbler la chaîne AGDLP

Deux imbrications suffisent, et l’ordre importe peu tant que les deux sont faites : sans la première, l’utilisateur n’est rattaché à rien ; sans la seconde, son groupe ne mène à aucune ressource.

Du compte vers le groupe global (A vers G)

  1. Ouvrir les propriétés du groupe global

    Faites un clic droit sur le groupe global (ici GG-CHA-DIR) et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le groupe GG-CHA-DIR

  2. Ajouter l'utilisateur comme membre

    Dans l’onglet Membres, cliquez sur Ajouter, saisissez le nom de l’utilisateur, résolvez-le avec Vérifier les noms, puis cliquez sur OK.

    Onglet Membres avec la boîte de dialogue de sélection ajoutant un utilisateur

    Astuce

    Vérifier les noms n’est pas une simple politesse d’interface : tant que le texte saisi n’est pas souligné, l’objet n’a pas été résolu dans l’annuaire, et la validation échouera. C’est aussi le moyen le plus rapide de détecter une faute de frappe dans un nom de groupe.

  3. Confirmer l'appartenance

    L’utilisateur figure désormais dans la liste des membres du groupe ; cliquez sur OK pour enregistrer.

    Onglet Membres listant l'utilisateur ajouté

Du groupe global vers le groupe local (G vers DL)

  1. Rouvrir les propriétés du groupe global

    Ouvrez de nouveau les propriétés du même groupe global.

    Clic droit Propriétés sur le groupe GG-CHA-DIR

  2. Basculer sur l'onglet Membre de

    Basculez sur l’onglet Membre de et cliquez sur Ajouter. L’onglet Membres liste ce que le groupe contient, l’onglet Membre de liste ce dans quoi il est contenu : c’est bien le second qu’il faut ici, puisque le groupe global entre dans le groupe local.

    Onglet Membre de avec le bouton Ajouter

  3. Désigner le groupe local de domaine

    Saisissez le nom du groupe local de domaine, résolvez-le avec Vérifier les noms, puis cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue Sélectionner des groupes saisissant le nom du groupe local de domaine

  4. Confirmer l'imbrication

    Le groupe global est maintenant membre du groupe local de domaine ; cliquez sur OK.

    Onglet Membre de affichant l'appartenance au groupe local de domaine

ImportantUn groupe global peut entrer dans plusieurs groupes locaux

C’est même le cas courant : GG-CHA-ADM sera membre de GL-SRV-CHA-DATA-ADM-COMMUN-CF pour son dossier commun, et de GL-SRV-CHA-DATA-ADM-CHASSIGNIEU-CF pour son dossier de site. Un utilisateur cumule les droits de tous les groupes locaux atteignables depuis ses groupes globaux.

La chaîne est câblée de bout en bout, mais elle ne débouche encore sur rien : aucun groupe local n’apparaît dans la liste de contrôle d’accès d’un dossier. C’est le dernier maillon, le P.

Étape 7 : poser les permissions NTFS (le P)

Ici, deux mécanismes se combinent et expliquent la longueur de la procédure.

Le premier est l’héritage : par défaut, un sous-dossier reçoit automatiquement les autorisations de son parent. Comme C:\DATA-CHA hérite lui-même de la racine du disque, le groupe intégré Utilisateurs s’y trouve, ce qui donnerait à tout compte du domaine un droit de lecture sur Direction. Il faut donc rompre cet héritage.

Le second est la conversion des autorisations héritées en autorisations explicites : au moment de désactiver l’héritage, Windows propose de recopier les entrées existantes sur le dossier. On choisit cette option, puis on supprime celles dont on ne veut pas. C’est plus sûr que la suppression pure, qui laisserait un dossier sans aucune ACL et donc inaccessible même aux administrateurs.

Procédure complète : désactiver l'héritage puis accorder le groupe local
  1. Ouvrir les propriétés du sous-dossier

    Faites un clic droit sur le sous-dossier (ici Direction) et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le sous-dossier Direction

  2. Ouvrir les paramètres de sécurité avancés

    Dans l’onglet Sécurité, cliquez sur Avancé. L’écran simplifié de l’onglet Sécurité ne permet ni de gérer l’héritage, ni de voir précisément d’où vient chaque autorisation.

    Onglet Sécurité avec le bouton Avancé

  3. Désactiver l'héritage

    Cliquez sur Désactiver l’héritage, puis choisissez de convertir les autorisations héritées en entrées explicites.

    Paramètres de sécurité avancés avec l'invite Bloquer l'héritage

  4. Supprimer les entrées trop larges

    Supprimez les entrées héritées Utilisateurs et CREATEUR PROPRIETAIRE afin que seul le groupe voulu conserve l’accès.

    Autoriser l'accès uniquement aux membres de GG-Direction

    AvertissementNe supprimez jamais SYSTEM ni Administrateurs

    SYSTEM est le compte sous lequel tournent les services Windows, y compris la sauvegarde, l’indexation et l’antivirus. Administrateurs est votre porte de secours si une manipulation vous verrouille hors du dossier. Retirer l’un des deux transforme une erreur réversible en incident.

  5. Ajouter le groupe local de domaine

    Une fois qu’il ne reste que Système et Administrateurs, cliquez sur Ajouter pour accorder le groupe.

    Paramètres de sécurité avancés après suppression des entrées héritées

  6. Sélectionner le principal

    Cliquez sur Sélectionnez un principal, saisissez le nom du groupe local de domaine, résolvez-le, puis cliquez sur OK.

    Entrée d'autorisation sélectionnant le groupe local de domaine comme principal

    Important

    C’est le seul moment de tout le lab où un nom de groupe est saisi dans une liste de contrôle d’accès, et ce nom commence toujours par GL-. Si vous vous surprenez à saisir un GG- ou un nom d’utilisateur ici, la chaîne AGDLP est court-circuitée.

  7. Accorder le niveau de droit

    Attribuez le Contrôle total au groupe et validez avec OK. Pour un groupe suffixé -L, choisissez à la place Lecture et exécution, Affichage du contenu du dossier et Lecture.

    Entrée d'autorisation accordant le Contrôle total au groupe

  8. Vérifier la liste finale

    Le groupe local de domaine détient désormais le Contrôle total sur le dossier, aux côtés de Système et Administrateurs ; cliquez sur OK.

    Paramètres de sécurité avancés listant le groupe avec le Contrôle total

Répétez cette procédure pour chaque ligne du tableau de permissions. À la fin, chaque dossier expose une liste courte et lisible : SYSTEM, Administrateurs, et un ou deux groupes GL-.

Les données sont cloisonnées. Reste à les rendre atteignables sans effort pour l’utilisateur, qui ne doit avoir à mémoriser aucun chemin UNC.

Rendre les données atteignables depuis le poste

Trois mécanismes se complètent, tous réglés depuis le même onglet Profil du compte utilisateur, plus un script pour la partie dynamique.

LettreContenuCheminRéglé par
X:dossier personnel de l’utilisateur\\SRV-<site>\DBASE-<site>$\%USERNAME%onglet Profil, section Dossier de base
Y:partage commun, identique pour tous\\SRV-CHA\DATA-CHA$script d’ouverture de session
Z:partage du site de l’utilisateur\\SRV-<site>\DATA-<site>$script d’ouverture de session

Le dossier de base

Le dossier de base est un répertoire personnel hébergé sur le serveur, dans lequel l’utilisateur range ses documents. Le stocker à distance plutôt que sur le poste apporte deux garanties : il est inclus dans les sauvegardes du serveur, et il reste disponible si la machine tombe en panne.

1. Publier le partage DBASE
  1. Ouvrir les propriétés du dossier

    Faites un clic droit sur le dossier DBASE-CHA sur le disque local et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le dossier DBASE-CHA

  2. Ouvrir le partage avancé

    Dans l’onglet Partage, cliquez sur Partage avancé.

    Onglet Partage avec le bouton Partage avancé pour DBASE-CHA

  3. Nommer le partage masqué

    Cochez Partager ce dossier et définissez le nom du partage sur DBASE-CHA$, puis ouvrez Autorisations.

    Le symbole $ cache le répertoire

  4. Ouvrir la couche partage

    Accordez le Contrôle total à Tout le monde au niveau du partage et cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue des autorisations de partage accordant le Contrôle total à Tout le monde

  5. Valider le partage avancé

    Confirmez le nom du partage dans Partage avancé avec OK.

    Boîte de dialogue Partage avancé avec le nom de partage DBASE-CHA$

  6. Relever le chemin réseau

    L’onglet Partage indique maintenant le dossier partagé sur \\Srv-cha\dbase-cha$ ; fermez la boîte de dialogue.

    Onglet Partage affichant le chemin réseau de DBASE-CHA$

2. Rattacher le dossier de base au compte
  1. Ouvrir les propriétés du compte

    Dans Utilisateurs et ordinateurs Active Directory, faites un clic droit sur l’utilisateur (ici PDG) et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le compte utilisateur PDG

  2. Renseigner le dossier de base

    Dans l’onglet Profil, sous Dossier de base, sélectionnez Connecter, choisissez une lettre de lecteur et saisissez le chemin du partage.

    Collez le chemin du partage réseau.
%USERNAME% crée un dossier nommé d'après chaque utilisateur

    AstuceLa variable %USERNAME% fait tout le travail

    Saisir \\Srv-cha\dbase-cha$\%USERNAME% demande à Active Directory de créer le sous-dossier au nom du compte et de lui appliquer automatiquement des droits exclusifs à son propriétaire. Vous pouvez donc coller exactement le même chemin dans les propriétés de tous les comptes du site, sans jamais créer un dossier à la main.

Les lecteurs réseau

Le dossier de base est monté par Active Directory lui-même. Les partages DATA, eux, dépendent du site de l’utilisateur : c’est un script d’ouverture de session, stocké dans le partage NETLOGON du domaine, qui s’en charge.

CHA_script.cmd
net use Y: \\SRV-CHA\DATA-CHA$
Note

Une seule ligne ici, car les dossiers communs et les dossiers de site de Chassignieu se trouvent tous dans DATA-CHA. Un utilisateur du siège monte donc 2 lecteurs au total (X: et Y:) au lieu de 3.

VIR_script.cmd
net use Y: \\SRV-CHA\DATA-CHA$
net use Z: \\SRV-VIR\DATA-VIR$
BLA_script.cmd
net use Y: \\SRV-CHA\DATA-CHA$
net use Z: \\SRV-BLA\DATA-BLA$

Concrètement, pour un utilisateur rattaché à Blandin :

  • X: pointe sur \\SRV-BLA\DBASE-BLA$\NOM_UTILISATEUR, son espace personnel.
  • Y: pointe sur \\SRV-CHA\DATA-CHA$, le partage commun hébergé au siège. Grâce à l’ABE et aux permissions NTFS, il n’y verra que les dossiers auxquels il a au moins un droit de lecture.
  • Z: pointe sur \\SRV-BLA\DATA-BLA$, le partage de son propre site, filtré de la même manière.
ExplicationPourquoi un script plutôt qu'un mappage manuel

Un lecteur mappé manuellement vit sur un seul poste et disparaît à la première réinstallation. Le script vit dans NETLOGON, un partage répliqué automatiquement sur tous les contrôleurs de domaine : il s’exécute à chaque ouverture de session, sur n’importe quelle machine du domaine. Modifier un chemin de partage revient alors à éditer un seul fichier.

1. Créer les scripts dans NETLOGON
  1. Ouvrir le partage NETLOGON

    Accédez au partage NETLOGON du domaine (ici via \\127.0.0.1\netlogon) où sont stockés les scripts d’ouverture de session.

    Partage NETLOGON ouvert dans l'Explorateur de fichiers

  2. Afficher les extensions de fichiers

    Dans l’onglet Affichage, activez les extensions de noms de fichiers afin de pouvoir renommer correctement le script. Sans cela, un fichier nommé CHA_script.cmd devient en réalité CHA_script.cmd.txt et ne s’exécutera jamais.

    Cochez Extensions de noms de fichiers

  3. Renommer le fichier en .cmd

    Renommez le fichier texte en script .cmd et confirmez le changement d’extension.

    Invite de renommage confirmant le passage à une extension .cmd

  4. Écrire les commandes net use

    Éditez le script dans le Bloc-notes et ajoutez la commande net use qui mappe le lecteur du site. Créez un fichier par site, en reprenant les trois onglets ci-dessus.

    Script d'ouverture de session ouvert dans le Bloc-notes avec une commande net use

2. Assigner le script au compte
  1. Ouvrir les propriétés du compte

    Faites un clic droit sur le compte utilisateur et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le compte utilisateur PDG

  2. Renseigner le script d'ouverture de session

    Dans l’onglet Profil, définissez le Script d’ouverture de session sur le fichier .cmd correspondant, puis cliquez sur OK. Saisissez uniquement le nom du fichier, sans chemin : Windows le cherche dans NETLOGON.

    Onglet Profil avec le script d'ouverture de session défini

Les profils itinérants

Les données sont maintenant accessibles depuis n’importe quel poste, mais l’environnement de travail, lui, reste local : bureau, favoris, préférences applicatives. Le profil itinérant complète le dispositif en stockant ce profil sur le serveur et en le recopiant sur la machine à chaque ouverture de session.

La mécanique est identique à celle du dossier de base : on publie un partage, puis on y pointe le compte.

1. Publier le partage PROFILS
  1. Ouvrir les propriétés du dossier

    Faites un clic droit sur le dossier PROFILS-CHA sur le disque local et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le dossier PROFILS-CHA

  2. Ouvrir le partage avancé

    Dans l’onglet Partage, cliquez sur Partage avancé.

    Onglet Partage avec le bouton Partage avancé pour PROFILS-CHA

  3. Nommer le partage masqué

    Cochez Partager ce dossier, définissez le nom du partage sur PROFILS-CHA$, puis ouvrez Autorisations.

    Boîte de dialogue Partage avancé avec le nom de partage PROFILS-CHA$

  4. Ouvrir la couche partage

    Accordez le Contrôle total à Tout le monde au niveau du partage et cliquez sur OK.

    Boîte de dialogue des autorisations de partage accordant le Contrôle total à Tout le monde

  5. Relever le chemin réseau

    Le dossier est maintenant partagé sur \\Srv-cha\profils-cha$ ; fermez la boîte de dialogue.

    Onglet Partage affichant le chemin réseau de PROFILS-CHA$

2. Rattacher le profil au compte
  1. Ouvrir les propriétés du compte

    Faites un clic droit sur le compte utilisateur et ouvrez ses Propriétés.

    Clic droit Propriétés sur le compte utilisateur PDG

  2. Renseigner le chemin du profil

    Dans l’onglet Profil, définissez le Chemin du profil sur le partage suivi de %USERNAME%, puis cliquez sur OK.

    Onglet Profil avec le chemin du profil itinérant défini

    NoteLe suffixe .V6 apparaît tout seul

    Windows crée en réalité un dossier NOM_UTILISATEUR.V6 sur le partage, le numéro correspondant à la version du format de profil. Ne le saisissez pas vous-même dans le champ : indiquez simplement \\Srv-cha\profils-cha$\%USERNAME%, le système ajoute le suffixe à la première ouverture de session.

Tout est configuré côté serveur. La seule preuve qui vaille reste une ouverture de session réelle depuis un poste client.

Vérifier et récapituler

Avertissement

Vous devez être administrateur local de la machine pour joindre le domaine.

Le test du premier utilisateur

Joignez un poste client au domaine SDE.LOCAL, redémarrez-le, puis ouvrez une session avec un compte de domaine, par exemple ADM1B. Passez ensuite la liste suivante, qui rejoue la chaîne AGDLP dans l’ordre inverse et localise immédiatement le maillon défaillant.

À vérifierRésultat attenduCe que cela valide
Ouverture de session avec le compte de domainela session s’ouvrele compte existe et le poste joint le domaine
X: présent dans l’Explorateurdossier personnel videdossier de base et partage DBASE
Y: et Z: présentslecteurs montésscript NETLOGON assigné au compte
Contenu de Y:uniquement les dossiers autorisésABE, permissions NTFS et chaîne AGDLP
Création d’un fichier dans un dossier CFréussitegroupe local Contrôle total appliqué
Création d’un fichier dans un dossier Lrefusgroupe local Lecture appliqué
Modification du bureau puis reconnexion sur un autre postele bureau suitprofil itinérant

Si un point échoue, le tableau ci-dessous couvre les causes les plus fréquentes.

SymptômeCause probableOù regarder
L’utilisateur voit tous les dossiers du partageABE non activée sur ce partageGestionnaire de serveur, propriétés du partage
L’utilisateur ne voit aucun dossiergroupe global non imbriqué, ou groupe local absent de l’ACLonglet Membre de du GG, onglet Sécurité du dossier
Accès refusé malgré un Contrôle total NTFScouche partage plus restrictive que NTFSonglet Partage, Partage avancé, Autorisations
Le lecteur Y: n’apparaît passcript non assigné, mauvais nom ou extension .txt masquéeonglet Profil du compte, contenu de NETLOGON
Les droits n’ont pas changé après modification d’un groupele jeton Kerberos de la session est encore en cachefermer puis rouvrir la session, ou klist purge
Le profil ne suit paschemin sans %USERNAME%, ou partage PROFILS injoignableonglet Profil, test manuel de \\SRV-CHA\profils-cha$
AstuceLe jeton d'accès est calculé à l'ouverture de session

Les appartenances aux groupes ne sont pas relues en continu : elles sont figées dans le jeton Kerberos au moment où l’utilisateur ouvre sa session. Ajouter quelqu’un à un groupe pendant qu’il travaille ne change donc rien tant qu’il ne s’est pas déconnecté puis reconnecté. C’est de loin la première source de faux négatifs pendant les tests.

La chaîne complète, de bout en bout

Pour un utilisateur du service Direction, tout ce qui vient d’être construit tient en une ligne :

De l'ouverture de session à l'accès au fichier
PDG (compte, OU Direction)
> membre de GG-CHA-DIR (groupe global, OU Direction)
> membre de GL-SRV-CHA-DATA-DIRECTION-CF (groupe local, OU GL-Direction)
> Contrôle total NTFS sur \\SRV-CHA\DATA-CHA$\Direction
> visible dans Y: grâce à l'ABE et au script d'ouverture de session

Chaque maillon a une seule responsabilité, et chacun peut être modifié sans toucher aux autres : c’est exactement ce qui rend cette configuration tenable dans le temps.

L’infrastructure est fonctionnelle, mais rien n’empêche encore un utilisateur de remplir le partage à lui seul. C’est l’objet de l’article suivant de la série : Appliquer des quotas sur des répertoires partagés en réseau.

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